La critique

Après sa trilogie mondialement reconnue, « Le Seigneur des Anneaux » notamment récompensée par plusieurs oscars, Peter Jackson s'attaque au mythe de King Kong.

Nous sommes donc en 2005 quand sort sur les écrans de salles obscures « King Kong » de Peter Jackson. Le réalisateur n'a pas lésiné sur la durée de son film puisque cette version s'étend sur pas moins de 3h et sur 3h20 pour la version Extended Cut (Version Longue). C'est cette dernière version que j'ai pu découvrir et je vais donc maintenant vous faire part de mon avis sur la qualité du film.

King Kong
King Kong

Commençons par le commencement, que raconte ce nouvel épisode de King Kong. Ce King Kong de 2005, est un reboot de celui de 1933, c'est pourquoi il nous entraîne à New York en 1933. Carl Denham, réalisateur de films décide de mener à bien une expédition sur l'ile de « Skull Island » pour y produire son film. Il emmène avec lui un équipage, ces acteurs, ses assistants et son scénariste. « Skull Island » abrite selon la légende, un monstre géant. Ce monstre, vous l'aurez surement deviné, c'est King Kong. Mais l'île regorge de bien d'autres surprise...

Déjà pour moi ce scénario est bien trop inégal dans son ensemble. Des scènes seront bien sur inoubliables mais d'autres au contraire sont vraiment à jeter. Le final dans la ville de New York, sur l'Empire State Building est vraiment très réussi et émouvant. Les scènes entre le grand singes et Ann Darow sont vraiment très poétiques et apportent vraiment une fraîcheur bienvenue sur une île aussi dangereuse pour l'homme. D'un autre côté je disais qu'il y a des scènes ratées. Pour n'en citer qu'une, je choisirais la chevauchée des diplodocus attaqués par des tyrannosaures. Dans cette scène bourrée d'effets spéciaux pas toujours réussis (les intégrations des personnages dans la scène), les hommes sont poursuivis par des dinosaures affamés mais pas très futés. Que dire de la tournure que prend la fin de la scène avec la chute des diplodocus qui se font trébucher les uns les autres. C'est irréaliste, ça manque de crédibilité (les humains qui courent entre les pattes des dinosaures) mais c'est surtout très maladroit.

Ensuite le film est long, vraiment trop long pour l'histoire qu'il abrite. La version de 3h20 demandait vraiment à être raccourci pour supprimer certaines scènes assez futiles (Attaques des insectes ou du poisson géants par exemple). On a l'impression que l'on a voulue nous gaver nous spectateur, de scènes d'attaques de créatures. Toutes ces scènes deviennent franchement lassantes, et je pense que la menace que représente le grand singe aurait amplement suffi à nous donner des scènes d'attaques spectaculaires. Autre point négatif et nous passerons au positif ensuite, c'est le fait que King Kong soit le grand absent de la première partie du film. On attend la bête qui finit heureusement par venir mais c'est vrai qu'elle se fait beaucoup attendre. Mais l'attente en vaut la chandelle puisque le géant gorille met tout le monde d'accord notamment sur son aspect graphique très soigné. Sa présence à l'écran est plus qu'agréable après 1h30 de parlotte et l'interprétation de l'acteur caché derrière cette bête y est sûrement pour quelque chose.

En effet, une fois de plus Andy Serkis a été remarquable et dans ses deux rôles d'ailleurs. En King Kong, ses postures et ses mimiques rendent le singe presque humain et nous permettent de réellement nous attacher à King Kong. Enfin en tant que matelot sur le bateau, Serkis nous sort de belle grimace pour un personnage qui nous rappelle le capitaine Hadock des BD de Tintin. Le reste du casting est aussi quatre étoiles puisque nous sommes pendant plus de 3h en compagnie de Naomi Watts excellente, d'Adrien Brody convaincant et de Jack Black manipulateur. A noter un personnage qui apporte un peu d'humour, c'est Bruce Baxter interprété par Kyle Chandler. Son autodérision et son rôle d'acteur dans le film de Denham le rendent assez drôle.