La critique

Troisième et on espère dernier opus de la saga Expendables lancé en 2010 par Sylvester Stallone, « Expendables 3 » s'apparente à une vieille série B des années 80 avec le casting qui lui faut.

Si la coutume veut que dans chacune de mes critiques je parle du scénario du film, là pour en parler ça va être dur.

Expendables 3
Expendables 3

Emettons déjà l'hypothèse qu'il y est eut un scénario d'écrit. Si on suit cette conjecture, on se demande comment le scénariste a pu être aussi inspiré. On nous propose un départ canon assourdissant sans aucun but à part d'amener un nouveau gros bras sans cervelle dans l'histoire (Wesley Snipes). La suite est toute aussi glorieuse et sans rentrer dans les détails, tout aussi calomnieuse. Entre les répliques grotesques de Schwarzy et des autres, les effets spéciaux nuls, les acteurs insupportables (Banderas par exemple) et la mise en scène à la « Walker Texas Ranger », on est vraiment servi et je vous assure que l'on en redemande pas lorsque la fin arrive.

Ma critique du premier Expendables avait été plutôt dur mais pas sans fondement. Le deuxième opus rattrapait un peu la baraque parce qu'il amenait de l'humour bienvenu (le fameux« I am Back » de Schwarzenegger  par exemple). On était donc remonté d'un petit cran même si les Van Damme et autres plombaient un peu la chose. Mais là dans cet épisode trois, on retourne à la catastrophe. On a perdu le côté humour voulu du deuxième opus pour laisser place à de l'humour certes, mais pas du tout voulu. Il est vrai que l'on peut rire des acteurs et de leur fin charisme ou plus simplement de leurs répliques très philosophiques.

On retrouve donc notre cher et tendre casting composé pour la plupart de brutes sans cervelle. Sylvester Stallone donc, Arnold Schwarzenegger, Mel Gibson qui s'est bien éteint ces dernières années, Wesley Snipes tout juste sorti de prison, Jason Statham, Randy Couture, etc... Autre nouvelle tête et acteur qui a perdu de sa renommée, Harrison Ford. On notera aussi la présence au casting d'une femme (évidemment il en fallait une et pour une fois Sylvester n'est pas dans le rôle du tombeur), Ronda Rousey. Enfin j'allais oublier l'acteur dont la performance n'est même pas à décrire, Antonio Banderas. Insupportable de bout en bout.