La critique

« Le Labyrinthe » est donc le premier long-métrage de Wes Ball. La bande-annonce ne laissait présager vraiment rien de bon pour ma part. Le pitch simpliste, les répliques à l'américaine, pas de tête d'affiche, etc... On pouvait donc gentiment s'attendre à ce que « Le Labyrinthe » soit un Hunger Games 2.0. Mais voilà il en a été autrement, et tant mieux.

C'est donc sans grandes convictions que je me lance dans ce fameux labyrinthe en acier haut de trente mètres. L'intérieur est assez dégueulasse, les plantes partent dans tous les sens, on se croirait à la fin d'« Harry Potter et la Coupe de Feu ». On ajoute à cela de vilaines bébêtes croisées entre les sentinelles de « Matrix » et les mimics d'« Edge of Tomorrow ».

Le Labyrinthe
Le Labyrinthe

Que fait la France

Un bon vieux labyrinthe comme on les aime. Seulement ce n'est pas tout, il y a aussi l'extérieur du labyrinthe. Morveux à foison, forêt à zombie, feu de camp et combat entre abrutis, tout y passe. Pas une fille à l'horizon, ah si une petite brune qui arrive de nulle part et qui je dois dire est assez énervante notamment de par son jeu consternant. Une fin totalement prévisible (ou presque) et un rebondissement final assez grotesque qui n'est là que pour couvrir l'arrivée d'un nouvel épisode. Et tout ça fait trois millions au box-office français alors qu'un film comme « Interstellar » n'est qu'à 2,5 millions. Je dirais qu'il y a un problème dans le cerveau français, ou bien que la merde a bon goût. Consternant même si tout ce qui vient d'être dit fustige le film de Wes Ball alors que celui-ci a des qualités.

Car oui contrairement à mon petit pétage de câble du dernier paragraphe, j'ai globalement été surpris par le film étant donné que je m'attendais à une nouvelle bouse pour ados pré-pubères comme l'avait été « Hunger Games ». L'histoire n'est pas affriolante mais elle tient globalement la route. Disons que le réalisateur a eu la bonne idée de garder le secret du labyrinthe très très longtemps. Un temps qui permet de tenir le spectateur en haleine jusqu'au bout. Le film a au moins ce mérite même si son final imprévisible est un peu gros à mon goût. Néanmoins le thème de la science récurrent tout au long du film, est intéressant.

Un casting à une tête

On retiendra du casting Dylan O'Brien, qui rend merveilleusement crédible son rôle dans l'histoire. Mais pour le reste je pense qu'il n'y a rien à sauver. Le petit gros se l'est joué trop américaine, la tête à claques de Will Poulter et sa façon de surjouer auraient mieux fait de rester dans Narnia et pour le reste pas grand-chose à dire, c'est creux à souhait.