La critique

Dernier épisode(en date) de la fameuse saga débutée en 2001, « Fast 7 » si on garde son nom original, reprend les codes des épisodes précédents. Avec un changement de réalisateur(Justin Lin réalisateur de FF3, 4, 5, 6 est remplacé par James Wan), le film redonne une bonne dose d'action et repousse encore les limites atteintes par la saga.

C'est toujours un plaisir (coupable) de découvrir un nouvel épisode de Fast And Furious. C'est donc avec joie que je me rends dans un cinéma pour découvrir l'épisode 7(eh oui on dépasse presque la saga Harry Potter et ses huit épisodes). Un épisode marqué notamment par la mort tragique de son acteur Paul Walker...

Fast and Furious 7
Fast and Furious 7

On repousse encore les limites

Si vous allez comme moi voir un « Fast and Furious » au cinéma, ce n'est probablement pas pour son histoire incroyable, son scénario intelligent et ses répliques géniales. Non car il faut bien l'avouer, la franchise est limitée de ce côté-là et « Fast and Furious 7 » ne déroge surtout pas la règle. L'histoire est outrageusement grossière et bordée d'un maximum de surenchère. Le scénario n'intéresse pas du tout puisqu'il est similaire à celui de l'épisode 6 si on remplace Owen Shaw par son frère Deckard. Tout est démesuré et nos héros finissent par devenir des super-héros du film d'action(mélange d'Avengers et de Jason Bourne). Ils tabassent, pilotent et s'en sortent peu importe la situation. Heureusement de très bonnes doses d'humour sont là pour faire souffler le spectateur entre deux scènes furieuses et rappeler que non Fast and Furious n'est pas une saga sérieuse. On sent encore une fois que tout est assumé par les producteurs de la Paramount et l'équipe du film. Ceux-ci ont bien compris ce que recherche le public se déplaçant pour leurs franchise devenue très WTF, se divertir.

C'est pourquoi le film de Wan est un film avant tout divertissant et surtout très décérébré. On pourrait l'assimiler à une course-poursuite de 2h20 où s'enchaînent des scènes plus improbables les unes que les autres, et des répliques dantesques, philosophiques et machistes. Ainsi cet épisode sept offre son lot de scènes démentielles. Entre braquage d'un convoi, poursuite de drone, saut d'immeuble en immeuble avec une voiture, véhicules parachutées et combat mains nues, le film mise beaucoup sur l'action survitaminée qu'il propose. Ce n'est d'ailleurs par pour déplaire au spectateur même si comme pour l'épisode six de la saga, on laisse tomber le réalisme au profit de la surenchère. Comme dit plus haut, nos héros deviennent des mercenaires invincibles et souvent sans cervelle, roi de la castagne et du pilotage impossible. Mais à quoi bon mettre ces machos à nu de la sorte, on s'y attache tellement depuis plusieurs films.

Pour Paul

« Ce ne sont pas mes amis, c'est ma famille ». Voilà la réplique qui ressort constamment. La famille. Une famille endeuillée depuis la mort de l'un de ses membres fondateurs Paul Walker décédé en novembre 2013 des suites d'un terrible accident de la route. Avec la perte de son Brian O'Conner, « rien ne sera plus comme avant » comme le dit très bien Vin Diesel dans un vibrant hommage fait à l'acteur disparu. La séquence est saisissante et montre à quel point la famille Fast and Furious a été touché. Alors que Paul Walker n'avait pas tourné toutes ses scènes, la production du film a quand même repris et ce sont les frères de l'acteur Cody et Caleb Walker qui ont tourné les scènes manquantes. Le visage de Paul Walker a ensuite été rajouté en post-production. Ces séquences se remarquent parfois même si on sent bien que les producteurs se sont efforcés de rendre un travail le plus digne pour leur acteur parti trop tôt, et c'est tout à leur honneur.

Malgré cette mort tragique le film a vu le jour et on y retrouve tous les acteurs chers à la saga outre le regretté Walker. Vin Diesel fait donc son retour avec son charisme habituel loin d'être irréprochable. Seulement il n'y a rien à dire pour la fin du film qui est teintée d'une évidente sincérité pour « son frère » Paul Walker. Si on reste du côté des gros bras, on retrouve le bien nommé « The Rock » toujours aussi drôle et musclé. Le personnage est un peu moins présent mais vient quand même pour le final explosif. Autre gros bras, Jason Statham dans le rôle du bad-guy Deckard Shaw. L'acteur tient bien son rôle qui se limite à conduire, manger, tirer et donner des coups. Ses rencontres avec Dom Toretto sont toujours très musclées. Autres hommes présents au casting, Ludacris et son acolyte Tyrese Gibson. Ce dernier incarne une nouvelle fois le très drôle Roman Pierce. Un personnage très sympathique qui apporte beaucoup de fraîcheur et un peu plus de fun. Du côté des femmes, on retrouve Michelle Rodriguez, Jordana Brewster et la petite nouvelle Nathalie Emmanuel. Dans un film plutôt machiste, ces femmes sont mises en avant pour leur intelligence supérieure aux gros durs présentés plus haut et pour leur côté familial très marqué(Mia Toretto) même si elles sont parfois vraiment très naïves(toujours cette même Mia).