La critique

L'année 1999 sonne l'heure de la révolution du cinéma de science-fiction. Oui car Matrix marquera à tout jamais l'histoire de la science-fiction. Une œuvre visionnaire, philosophique, mais surtout troublante.

Un scénario très complexe, réfléchi et très bien pensé. Le pitch selon lequel notre monde serait une imposture est simplement magique.

Matrix
Matrix

Les réalisateurs n'inventent rien certes, car cette idée avait déjà été écrite dans plusieurs œuvres philosophiques dont « L'allégorie de la caverne ». Néanmoins le film retranscrit ce spitch avec brio grâce notamment à un très bon rythme. Rebondissement, trahison, spectacle, découverte, répliques cultes. Tout cela c'est Matrix.

Le film possède de nombreuses références à d'autres films. Ainsi on trouvera des détails qui font penser à « Alice au pays des Merveilles »(Le Lapin blanc) ou encore l'histoire des pilules rappelant le film de Paul Verhoeven : « Total Recall ».

Les dialogues peuvent parfois perdre le spectateur, surtout lorsque Morpheus explique à sa manière ce qu'est la matrice... Dans tous les cas ils ont un enjeu. Les personnages ne parlent pas pour ne rien dire. Les répliques sont bien construites, philosophiques, visionnaires et très intéressantes.

Les personnages du film sont divinement interprétés par de très bons acteurs. Néo restera le plus grand rôle de Keanu Reeves qui est cela dit parfait. Carrie-Anne Moss interprète Trinity, le personnage pour lequel le spectateur aura le moins d'affection. Ce n'est pas pour autant que cela soit dù à la performance de l'actrice. Une excellente performance d'ailleurs. Morpheus est interprété par un solide Laurence Fishburne. Le « méchant »du film ou plutôt le gros élément perturbateur est l'agent Smith. Je m'avance peut-être mais pour moi cet agent est le meilleur méchant de tous les films de science-fiction que j'ai pu voir. Tout cela grâce notamment à un divin Hugo Weaving. Une vraie « gueule » de méchant. Le reste du casting a été parfait notamment les deux autres agents de la matrice, l'oracle et Joe Pantoliano en Cypher.

Côté technique le film fait encore plus de prouesse. Des effets spéciaux novateurs, des cascades, des scènes d'arts martiaux et évidemment des bullets time. Des scènes cultes tels que celle se déroulant sur le toit d'un immeuble. Une scène que tout le monde connaît, lorsque Néo évite des balles au ralenti. Des combats magnifiques, des décors vertigineux, des effets spéciaux ahurissants... Rajouté à cela un style graphique propre au film. Des décors arborés d'un vert que l'on pourrait qualifier de « matriciale ». Un aspect monochromatique précurseur car réutilisé dans d'autres films (le blanc d'Oblivion). La bande son du film est époustouflante. Tous les thèmes sont vertigineux, notamment le morceau « Clubbed to Death » qui est très célèbre.