La critique

Dernier film en date de Danny Boyle notamment connu pour « Slumdog Millionnaire » ou « Trainspotting », « Trance » est un film à rebondissements avec une superbe mise en scène.

Le premier bon point de « Trance », c'est son scénario. Un scénario très riche et très bien mise en scène. Des relations complexes entre les personnages, de la trahison, de la manipulation permettent d'avoir un scénario complexe mais pas indigeste.

Trance
Trance

« Trance » c'est de très bonnes répliques et des personnages peu stéréotypés et qui deviennent très difficiles à cerner. Danny Boyle laisse ici de côté (et c'est une très bonne chose) le manichéisme pour nous présenter des personnages à la psychologie complexe(notamment Simon). Comme dit précédemment le thème de la manipulation est largement abordé et dans « Trance » elle passe par l'hypnose. Le personnage Elizabeth se révèlera particulièrement manipulateur. Une manipulation que subira directement le spectateur. En effet dans « Trance » il faut faire attention aux détails et ne pas se dire que tel ou tel personnage est un souffre-douleur. Car le souffre-douleur peut parfois se révéler sous son vrai jour. Un scénario ô combien intéressant et aux rebondissements multiples.

Arrêtons-nous sur un autre aspect de « Trance », son aspect artistique. Les plans réalisés par Danny Boyle sont d'une rare beauté. Des plans de caméra un peu courbés qui n'appartiennent qu'au réalisateur. Les couleurs sont quant à elles absolument magnifiques. Je pense notamment au final dans l'Alfa Romeo rouge avec la pluie qui tombe et l'éclairage urbain. Des scènes seront gravées à jamais dans mon esprit avec notamment toute la séquence de scènes qui nous révèle qui est réellement Simon. La scène où Elizabeth se donne à Simon est encore plus belle avec un cadrage parfait et la musique de Moby totalement adéquate.

La musique, parlons-en ! C'est encore une vraie merveille. On ne s'y attend pas forcément mais sans cette bande-son magique « Trance » ne serait pas « Trance ». Les thèmes sont très marquants, mais ce qui l'est encore plus c'est la montée en puissance de l'un d'entre eux lors des révélations faites sur Simon. On part des aigus pour atteindre les graves comme si on partait du parfait bonheur pour atteindre l'horreur. C'est ce que j'ai ressenti. On retiendra donc une bande-son rythmée, très généreuse et qui surprend de façon toujours positive.