La critique

Deux après le très bon direct-to-video « Machine Gun » et quatre ans après un peu mémorable James Bond (« Quantum of Solace »), Marc Forster revient avec cette fois-ci le thème du zombie et de la survie. Voyons comment « World War Z » traite ce sujet ô combien déjà vu.

Sans surprise c'est un scénario prévisible que l'on nous sert sur un plateau. Il se résumerait même en une ligne : « une épidémie se propage, les gens deviennent des zombies, mais un héros est là pour nous sauver et pour trouver un remède à ce virus ».

World War Z
World War Z

Et qui est dans la peau du héros ? Brad Pitt ! Alors oui il y a de quoi être remonté lorsqu'un fin scénariste vous pond un truc déjà vu, pas original, fondé sur du pur héroïsme. Alors que Danny Boyle avait compris comment traiter la véritable survie face au zombie dans « 28 jours plus tard », Marc Forster et sa troupe se contente d'amener un héros, un guerrier, qui va affronter des zombies dix fois plus fort physiquement et dix fois plus rapide. Mais pas dix fois plus intelligent car il faut dire que ces zombies sont sacrément cons et excusez-moi du terme. Quand on voit le budget du film on se demande clairement où il est passé. Effets spéciaux oui (et encore) mais pas scénario.

En parlant des zombies qui sont bêtes j'ai oublié de parler de certaines scènes tout à fait grotesques. On a droit à la plus belle mort du cinéma (ironie). Un homme prend peur des zombies et essaie de remonter dans un avion. Seulement il trébuche bêtement et tombe. La gâchette de son pistolet qu'il porte se déclenche et le tue. Mais qui a écrit ça ? Je ne pense pas que c'était pour faire rire mais moi j'ai bien rit tellement c'était grotesque. Dans un blockbuster de cette envergure les scénaristes n'ont pas le droit c'est honteux. Si après cela plaît au grand public. Je n'ai sans aucun doute pas la même opinion sur « World War Z » que le grand public... Je ne vais pas spoiler la fin du film mais la solution au problème zombie est absolument absurde et bien trop simple.

Le casting est peut-être là où « World War Z » s'en sort le mieux avec Brad Pitt en tête dans le film le plus rentable de sa carrière. Carrière peu remplit de Blockbuster au passage. L'acteur est assez convaincant dans son rôle. C'est le bon gars prêt à se sacrifier et qui a un minimum de jugeote. Sa femme interprétée par Mireille Enos est loin d'être un personnage intéressant. Quand elle parle, cela nous laisse totalement indifférents, la faute aussi à des dialogues plus que tumultueux. Le reste du casting peu mémorable mais correct est une des notes positive de cette déroute ennuyeuse.