La critique

Second volet des aventures de l'homme araignée à la sauce Marc Webb. Une suite qui surpasse son aînée mais qui n'est pas parfaite faute notamment à un méchant sous-développé.

Marc Webb revient donc avec le même casting qui avait composé le premier opus et avec un scénario tout neuf. Le réalisateur nous raconte une histoire d'amour comme il sait si bien le faire (« 500 jours ensemble »).

The Amazing Spider-Man 2: le Destin d'un Héros
The Amazing Spider-Man 2: le Destin d'un Héros

Car oui c'est une très belle histoire qui lie Peter et Gwen. Jamais de niaiserie, de la crédibilité, notamment grâce à la complicité des acteurs. On nous donne dès le début un Spider-Man qui est éperdument amoureux de Gwen et qui aime tout autant son rôle de tisseur puisqu'il s'en amuse même. Un personnage qui a donc évolué par rapport au premier opus et à la découverte de ses pouvoirs. Il a su apprivoiser ses pouvoirs et devenir le héros que les citoyens attendaient. Dans le film de Marc Webb, Spider-Man est le gars sympa qui sauve les gens et qui envoie des vans tout le temps. C'est lors de l'arrivée du grand méchant de l'histoire, Electro que son monde va petit à petit s'écrouler pour arriver à un final dramatique excellent. Néanmoins pour ce final exaltant il a fallu sacrifier des choses. L'ironie du sort veut que le personnage sacrifié soit finalement le méchant du film Electro.

Electro c'est la grosse déception du film. Pourtant son aspect avait été travaillé, son histoire peut être un peu moins. Un personnage bleu surpuissant qui devient finalement un méchant de film de super-héros comme un autre. Une psychologie pas ou peu travaillée et une fin du personnage risible ne nous permettrons pas de nous souvenir d'Electro comme du Docteur Octopus dans Spider-Man 2 par exemple.

Comme les bandes annonces pouvaient le dire, le nombre de méchants n'était pas d'un mais plutôt de trois. En réalité c'est bien deux méchants que nous retrouvons dans « The Amazing Spider-Man 2 », le Rhino faisant seulement un petit caméo. Avec cet Electro sous traité, l'équipe du film a ajouté le nouveau Bouffon Vert. Un personnage bien flippant et totalement approprié pour l'acteur Dane DeHaane. Néanmoins il apparaît seulement pour le final survitaminé..

Ce qui est le plus frappant dans cet épisode plutôt réussi, c'est la qualité de ses effets spéciaux. La scène de destruction sur Time Square est bluffante. Les vols du tisseur de toile sont beaucoup plus réussi que dans les Spider-Man précédent. On retrouve un aspect BD qui est propre au tisseur et que nous n'avions pas dans l'épisode précédent. De plus on sent que Marc Webb a pris confiance et ose des choses. Cela se remarque notamment sur les effets de ralentis. Le dernier avec la toile qui attrape Gwen est splendide. Néanmoins certains ont été beaucoup trop longs à mon goût notamment celui sur Time Square avec l'électricité qui traverse les métaux. La mise en scène a donc quand même été remarquable.

Côté casting c'est tout aussi bluffant puisque Andrew Garfield et Emma Stone sont simplement parfaits dans leurs rôles respectifs de Peter et Gwen. Un vrai couple à l'écran. Jamie Foxx est bon mais son personnage sous-exploité lui porte préjudice. Sa prestation ne restera probablement pas dans les mémoires. Quant à Dane DeHaane, il est génial et a une vraie « gueule » de vilain. L'acteur bluffe une fois de plus. Enfin Sally Field joue une tante May remarquable et tout à fait juste. Un personnage plus intéressant qu'il pouvait l'être dans la trilogie de Sam Raimi.