La critique

Après plusieurs épisodes et notamment le dernier en date réalisé par Tim Burton en 1999, La Planète des Singes revient mais cette fois-ci on revient aux origines de l'histoire. Pour notre plus grand plaisir.

Cet épisode lance donc une nouvelle facette de la Planète des Singes. On nous raconte ici comment les singes en sont arrivés à détester les humains et pourquoi.

La Planète des Singes: les Origines
La Planète des Singes: les Origines

Le scénario se concentre donc sur César, un jeune chimpanzé doué d'une très grande intelligence. Ce script est lui-même d'une intelligence remarquable, ce qui est loin d'être le cas pour tous les blockbusters qui sortent ces dernières années. Contrairement à d'autres films à gros budgets, « La Planète des Singes : Les Origines » mise tout sur son histoire mais surtout sur ses personnages pour la plupart très intéressant. Les scènes d'action sont secondaires et sont là avant tout pour servir l'histoire. Car avant l'action qui est caractérisée par le soulèvement des singes, Rupert Wyatt laisse place aux sentiments et aux émotions. Des émotions que le réalisateur fera passer par son personnage fétiche, César. Car non nous ne prendrons pas la défense de notre espèce sur ce coup mais bien celle des singes.

César est un fabuleux personnage à l'évolution incroyable. Pendant son enfance tous passe par le jeu et sa vie est heureuse chez Will. Puis il grandit et découvre qu'il est exclu de la société et que les gens prennent peur en le voyant, en voyant sa force et son intelligence. Ce sont ses peurs à lui mais aussi sa fidélité qui le poussera à défendre le père de Will qui est lui-même atteint de la maladie d’Alzheimer. A partir de ce moment, la vie de César devient un enfer puisqu'il est mis dans une prison pour singe. La trahison qu'il ressent nous fend le cœur et la pitié s'empare de nous. Alors lorsque le chimpanzé unit les siens pour leur liberté, on est prêt à partir avec lui. On sait que la bataille sera rude et meurtrière mais tout cela ne sera pas fait en vain.

Sans ce fameux César créé numériquement par la société Weta Digital, le film n'aurait pas été le même. Ce qu'il ne faut surtout pas oublier c'est qu'il y a un acteur derrière ce singe plein de sentiments. Un acteur sans aucun doute de renom et impérial dans son rôle. Andy Serkis est vraiment inqualifiable sur ce film. Ses postures, ses mimiques, son regard parfois triste et parfois dur, tout son jeu est absolument splendide. Un singe numérique plus vrai que nature. Pour le reste du casting, c'est du très bon aussi. James Franco est excellent même si son personnage est forcément en retrait, éclipsé par Andy Serkis en César. Ensuite Freida Pinto campe le personnage de Caroline qui est qu'on se le dise assez voire vraiment très inutile. Enfin le père de Will est interprété par John Lightgow.