La critique

Film d'Alan Parker sorti en 1978, « Midnight Express » nous raconte avec brutalité et cruauté, le quotidien des prisonniers dans les prisons turques dans les années 60.

L'histoire de Billy Hayes est une histoire peu banale, raconter avec force et qui nous passionne de bout en bout.

Midnight Express
Midnight Express

Alan Parker signe ici son plus grand chef-d'oeuvre, un film qui mise énormément sur ces personnages et leur humanité. Cette humanité va être décrite à travers le personnage malheureux de Billy, enfermé pour trafic de drogues alors qu'il ne possédait que deux kilos de haschich sur lui. Durant son séjour en prison, Billy va être torturé, il va aussi essayer de s'évader mais il va surtout découvrir l'arrière décor d'un pays : la Turquie. Un monde brutal, cruel, où les faibles n'ont certainement pas leur place mais où les plus fou et cynique s'épanouiront. Un monde dans lequel Alan Parker nous fait entrer alors que nous voulons plus que tout en sortir, un monde où l'humanité est présente puis se perd, laissant place à la colère et à la violence ; un monde atroce qui fait office de décor à un film mémorable.

Pourquoi tant de flatterie ? D'une part le scénario misant tout sur le côté humain est remarquable, mais le casting l'est tout autant. Brad Davis est vraiment surprenant dans le rôle de Billy. Très crédible, l'acteur apporte énormément à son personnage pour qui on a autant de compassion. John Hurt est quant à lui énorme dans son rôle de Max. Personnage un peu en retrait mais quand même très important pour l'histoire. Le père de Billy est interprété par Mike Kellin et l'acteur a été tout bonnement excellent. Le reste du casting notamment composé de Paolo Bonaccelli qui joue le détestable Rifki, et de Bo Hopkins dans le rôle de Tex.