La critique

Tout premier film de James Mcteigue, « V pour Vendetta » mettant en scène le fameux personnage masqué, est une véritable critique du fascisme et défend de façon admirable la liberté de l'homme.

C'est porté par un scénario solide que « V pour Vendetta » se présente face à nous. Les Wachowski(Lana et Andy), auteurs du scénario, nous transportent dans une société sous contrôle qui nous rappelle sans mal l'Allemagne sous le régime Nazi. Le chancelier, l'insigne du gouvernement et leurs méthodes d'arrestation nous font clairement revenir plus d'un demi-siècle en arrière. C'est donc sur une base de faits réels que les réalisateurs de la trilogie Matrix nous font vivre leur fiction.

V pour Vendetta
V pour Vendetta

Comme dit plus haut, l'histoire du film met en scène un personnage mystérieux et masqué du début à la fin. Une particularité que l'on pouvait craindre puisque les mimiques de l'acteur sont totalement cachées par cet imposant masque au grand sourire (masque repris par le groupe de hackers Anonymous). Au contraire, et c'est ce qui fait une des forces du film, c'est que le personnage de « V » bien que masqué, nous fascine énormément. Les mimiques d'Hugo Weaving, interprète du héros, ne sont pas présente et pourtant on les ressens. La terrible histoire du personnage, sa vengeance et son penchant pour le terrorisme sont autant d'éléments qui nous font apprécier « V » plus qu'Evey. L'identification au personnage est vraiment très rapide mais surtout naturel.

Evey a aussi eu un passé difficile (bien que l'on le juge un peu moins dur que celui de « V ») et est un personnage à mettre en contradiction totale avec « V ». Evey ressent de la haine mais surtout de la peur face au gouvernement et cette dernière l'empêche d'agir. C'est « V » qui va la faire surmonter ses peurs. Sous les traits de la ravissante Natalie Portman, Evey Hammond apporte beaucoup au film qui aurait pu être dénué de ce personnage féminin pour mettre simplement en scène une vengeance d'un héros solitaire. Contrairement à cela, l'équipe du film a judicieusement misé sur la relation qui unit Evey et « V ». Une relation inattendue, difficile, coincée entre un amour impossible et une vengeance nécessaire. Evey donnera à « V » tout ce qui lui a manqué jusqu'à présent : de la compassion et de l'amour.

Cette relation tumultueuse unissant les deux protagonistes devra combattre le mal instauré par Sutler et ses partisans dont Creidi. Un gouvernement fasciste privant de liberté ses citoyens et tuant ceux qui ne sont pas conformes à l'idéologie (homosexuels par exemple). Pour ceux qui ont la chance de rester en vie, ce sont des camps de test biologiques qui les attendent, dans le but de pouvoir guérir des virus. Des camps qui vous rappelleront sans doute ceux du gouvernement Nazi et des exécutions de personnes non désirées (homosexuels, handicapés) à mettre aussi en parallèle avec le régime Hitlérien. Le récit de « V pour Vendetta » est donc comme vous pouvez le voir, très appuyé sur l'histoire. Comme si les Wachowski voulaient réécrire l'histoire et y injecter un héros qui aurait stoppé Hitler. On pourrait comparer notre « V » fictif à Claus Von Staufenberg l'homme qui avait voulu assassiner Hitler mais sauf que dans la fiction « V » parvient à ses fins.