La critique

C'est en 2011 après plusieurs films plus ou moins réussis (« 300 », « Watchmen : Les Gardiens », « Le royaume de Ga'Hoole ») que Zack Znyder sort « Sucker Punch ». Ce dernier nous transporte dans le monde difficile d'une jeune adolescente mal dans sa peau.

C'est donc vous qui avez fait le choix de « Sucker Punch » sur le mur des votes. Pourquoi ? Pour en apprendre plus sur le film, le comprendre enfin ou bien simplement pour avoir un avis. Dans tous les cas, je vais vous partager mon ressenti de suite et cela répondra peut-être à vos questions.

Sucker Punch
Sucker Punch

Alternance des mondes

Je tiens d'abord à préciser que « Sucker Punch » est un film au scénario assez complexe. Chacun pourra se faire une interprétation de celui-ci. Comme je le disais plus haut, le film de Zack Znyder a été énormément critiqué par la presse mais aussi par les spectateurs. Pourquoi ? La réponse à cette question se trouve sûrement dans le fait que le rythme de « Sucker Punch » est identique de bout en bout. Le film devient prévisible jusqu'a la fin très surprenante.

Nous suivons donc la fameuse Babydoll, jeune adolescente paumée à cause de son meurtre. Incarcérée dans un centre très peu accueillant (décors verdâtres, pièces sombres, personnages très bizarres, etc...), la jeune Babydoll essaie tant bien que mal de fuir cette cruelle réalité. Pour cela, elle s'invente un monde fantastique dans lequel elle peut se perdre et oublier ses actes ainsi que son présent. C'est entre ces deux mondes, l'un poisseux, l'autre merveilleux, que le spectateur va voyager. Pour cela Znyder utilise des raccords plutôt bien pensés et surtout très bien calés ; cette alternance intempestive de décor qui devient malgré tout prévisible, est la grande force du film. Alors que nous sommes avec ces filles désemparées dans le centre, nous voulons absolument retourner dans l'imaginaire de Babydoll où tout problème se résout à coup d'épée et de mitrailleuse automatique. Une attente presque à chaque fois satisfaite...

Un sacré Punch

C'est après plusieurs alternances, que le film de Znyder nous montre enfin son vrai visage. Le dernier retour à la réalité marque du fait qu'il y ait plusieurs morts à déplorer ainsi que des révélations sur les pratiques du centre. Le final, tout aussi dramatique soit-il, conclut le film avec une vrai morale humaine. Il est impossible de fuir ses problèmes...

Alors pourquoi le titre « Sucker Punch » ? La traduction française donnerait quelque chose comme « coup bas » ou « frappe par-derrière ». Le titre s'applique directement au film du fait que Babydoll et ses amies du centre préparent un coup bas pour s'échapper. Autre interprétation possible que je trouve plus réfléchie, le coup bas porté directement au spectateur. Ce dernier est piégé par le film. Le spectateur n'a qu'une hâte durant tout le film, c'est retourner dans le monde fantastique où tout réussi et où on casse du nazi et des créatures maléfiques. Seulement ce monde n'est qu'une image postée devant la réalité, et le spectateur dont moi, a tendance à l'oublier. C'est pour mieux lui mettre un Punch à la fin que Znyder nous fait tranquillement profiter de son monde enchanteur durant une bonne partie du film. C'est donc sur une frustration que s'achève le film. On aurait aimé rester dans les tranchés et comme Babydoll, échapper à la dure réalité du film.

Un casting de nouvelles têtes

C'est porté par cette histoire inédite que le film de Zack Znyder peut plaire comme déplaire. Il faut quand même reconnaître que tout ça laisse un goût amer et morose. Il est en revanche indéniable que les décors et effets spéciaux favorisent l'immersion dans le film. Ceux-ci sont vraiment très beaux et globalement réalistes. On a toujours droit aux fameux ralentis de Znyder comme on pouvait en voir dans « 300 » ou « Watchmen ». Les chorégraphies sont superbes et la bande sonore est plutôt dynamique. Un côté action qui ne déplaira surement pas. Au niveau du casting, celui-ci est principalement composé de têtes moins connues comme Emily Browning dans le rôle principal. Pour moi seul Oscar Isaac est une tête familière dans ce casting globalement très bon.