La critique

Premier film d'Andrew Niccol, réalisateur connu pour avoir fait « Lord of War » ou encore plus récemment le médiocre « Les Âmes Vagabondes », « Bienvenue à Gattaca » nous introduit dans une société hyper contrôlée à la recherche de la perfection.

« Gattaca » c'est le film d'anticipation par excellence. Alors que ce dernier vient de fêter ses seize ans en début d'année, notre société actuelle se rapproche indéniablement de celle qu'il nous présente.

Bienvenue à Gattaca
Bienvenue à Gattaca

Le monde dans lequel vit Vincent Freeman est une société terriblement discriminatoire et injuste. Alors que les personnes résultant d'une naissance naturelle sont rejetées pour certains postes haut placé comme à Gattaca par exemple, les gens au patrimoine génétique parfait sont quant à eux une classe privilégiée et considérée comme supérieure. Malheureusement pour lui, Vincent est né de façon naturelle à l'inverse de son frère cadet Anton. Durant son enfance le jeune Vincent va souffrir de cette comparaison, son frère étant meilleur que lui dans de nombreux domaines. Cette comparaison ainsi que le manque de considération de ses parents à son égard, pousse Vincent à quitter son cocon familial pour se débrouiller seul et essayer de pénétrer les portes de Gattaca, le lieu de son rêve éveillé.

Ce qui fait toute la force du film, c'est cette histoire citée plus haut qui a rarement été vue mais surtout rarement été traitée de la sorte. On suit un personnage pour lequel on a pitié, pour lequel on a beaucoup de compassion et d'empathie. On s'identifie énormément au personnage de Vincent et cela est notamment dû au fait que cette fameuse société du futur pourrait bien devenir la nôtre dans quelques années (même si on ne l'espère pas). Vincent est un martyr de la société qui va combattre une idéologie en enfreignant les lois de cette dernière.

Toute cette passion que l'on peut avoir pour ce personnage persécuté est notamment permis grâce à une superbe interprétation d'Ethan Hawke. L'acteur joue son rôle d'une façon admirable et donne donc beaucoup de crédibilité à son Vincent Freeman. Pour compléter le casting, Andrew Niccol s'est aussi attaché les services d'Uma Thurman elle est aussi excellente et aussi Jude Law qui nous campe un personnage absolument touchant et qui apporte beaucoup au final merveilleux mais dramatique du film.

Autre point extraordinaire du film de Niccol, un point sur lequel j'accorde personnellement beaucoup d'importance, c'est la musique qui accompagne ce mélodrame d'anticipation. C'était la première fois que je voyais un film accompagné de la musique de Michael Nyman, et comment être déçu. Des morceaux vraiment très beaux avec pour certain une montée en puissance géniale. La meilleure scène du film restera surement la course à la nage des deux frères dans la mer accompagnée de cette musique divine.